Le champagne est le fruit de plusieurs siècles de gestation, de recherches et d’études. Il est très longtemps resté un vin dit « tranquille », sans bulles.

Le vignoble de Champagne en deux chiffres

  • 33 000 hectares
  • 2.6 millions d’hectolitres

Historique

C’est en 1670 que, selon la légende, un moine du nom de Dom Pérignon s’inspire de la méthode de vinification des vins effervescents du Limoux pour créer le Champagne comme nous le connaissons. La méthode, d’abord empirique, doit attendre les études de Pasteur sur la fermentation pour devenir exacte.

Malgré son succès auprès des amateurs, il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que la vente du Champagne se démocratise, autrefois victime de la protection contre la fraude qui limitait son transport. Le commerce sera pris en main par les familles bourgeoises propriétaires des vignes, elles vont organiser le marché et assurer le transport du vin, permettant une promotion efficace. Des grands noms sont encore familiers aujourd’hui : Moët, Bollinger, Pommery ou encore Clicquot.

Des hommes célèbres vont aussi assurer la publicité du Champagne, Talleyrand le qualifiera de « vin de la civilisation » et Balzac de « symbole de l’amitié ».

Les Trente Glorieuses verront la démocratisation du Champagne. Les années 1970 et les campagnes publicitaires en changeront la consommation : il ne sera désormais plus uniquement bu au dessert, mais aussi en apéritif, puis avec tous les mets, viande rouge exceptée.

Preuve d’une reconnaissance mondiale, les « Coteaux, maisons et caves de Champagne » sont inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité le 4 juillet 2015.

La commercialisation du Champagne