L’appellation des Côtes-Du-Rhône couvre presque entièrement le vignoble de la vallée du Rhône, de Vienne au nord à Avignon au sud. Les Côtes-Du-Rhône s’étendent sur 73000 hectares et le vignoble sur 79000, ce qui en fait le deuxième vignoble de France. Le vin rouge y est très largement majoritaire, mais quelques rosés et vins blancs secs existent aussi.

Le climat méditerranéen assure des journées chaudes et ensoleillées, équilibrées par des pluies saisonnières et l’influence du mistral. Les Côtes-du-Rhône proposent une gamme de vins très variée, aux prix souvent abordables. Des rouges légers, fruités ou plus solides et tanniques issus des vignobles les plus chauds et ensoleillés. Les rosés sont fruités, et les rares vins blancs frais et aromatiques.

Le vignoble des Côtes-du-Rhône en deux chiffres

  • 73 000 hectares
  • 3.5 million d’hectolitres

Historique :

Les premiers plants de vigne dans la région datent de -600 avant Jésus-Christ, mais les premières réelles implantations sont faites par les romains au 1er siècle après JC. Bénéficiant du climat et de la géologie riches de la région, la vigne se développe rapidement, jusqu’à provoquer la jalousie de l’empereur Domitien qui ordonne l’arrachage de la moitié des pieds dans la province.

Affaiblis par les invasions barbares, les Romains se voient obligés de retirer le gros de leurs troupes de la zone, les vignes sont aussi délaissées, pour privilégier la défense de la région.

 La renaissance aura lieu 500 ans plus tard, une fois encore grâce à l’essor de la religion chrétienne. L’église développe les voies de communication et professionnalise la culture de la vigne. Grande propriétaire terrienne, elle voit dans le vin une manne financière solide et en organise l’export.

Mais les famines et les conflits entre catholiques et protestants minent la culture viticole. D’autres cultures lui sont préférées, et elle est trop lourdement taxée ou pillée pour être avantageuse économiquement. Les vignes cultivées sur les côtes du Rhône sont très peu connues jusqu’à la première moitié du XVIIe siècle.

Plusieurs facteurs favorables vont alors intervenir pour mettre le vin de la région sur la scène nationale et internationale : l’ouverture du canal du Midi en 1680 , le gel des vignobles du nord en 1709 et l’abolition des privilèges des grandes villes au XVIIIe siècle. Un édit royal en 1737 vient protéger l’authenticité de la provenance du vin et en garantit la qualité.

Grâce à son excellente réputation, le vin traverse les siècles et obtient par décret en 1937 l’appellation Côtes-Du-Rhône.

La commercialisation du vin des Côtes-du-Rhône